Âgée et Sage

Eh, oui, je suis toujours vivante. Hahahaha ! 

En effet, ça faisait longtemps que je n'avais pas publié un texte ici. Désolée pour le 97e fois. Je vais essayer de faire plus d'efforts pour consacrer plus de temps pour écrire, surtout que je suis plus libre côté horaires.

Je reviens à ce blog avec un poème inspiré par une chanson d'un groupe anglophone des années 80 que j'aime bien: Alan Parsons Project. L'un de leurs tubes, Old and Wise, m'a inspirée à jouer avec le concept de la sagesse dans la vieillesse. Voici le résultat que j'espère que vous aimerez.


Petit avertissement: Ça faisait TELLEMENT longtemps que je n'avais pas écrit un poème et ce n'est que le premier brouillon. Donc, la qualité peut être questionable. C'est à vous à juger. 

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Âgée et Sage
Inspiré par « Old and Wise » d’Alan Parsons Project

Quand je deviens âgée
Oh, non, désolée
Mais, je ne voudrai pas devenir sage

Quand je deviens âgée
Je ne voudrai pas devenir sage
Non, je n’aurai aucune envie
De  mettre mes cheveux
Tous blancs, dépourvus
Dans un chignon
Non, je me ferai couper
Les cheveux, ma couronne
Si court que l’on verra
Mon cuir chevelu
Et, puis, je les teindrai
En rouge, peut-être, en rose vif
Oh, qu’ils hurleront, qu’ils crieront
Non, ils ne resteront silencieux
Comme les décennies de pensées
Dans la tête qu’ils décoreront

Quand je deviens âgée
Je ne voudrai pas devenir sage
Je ne passerai pas
Des journées entières
Assise dans mon canapé
Mes muscles atrophiés
Trop dur pour bouger, pour sentir
Non, je choisirai plutôt
De danser sous la pluie
Une vieille chanson disco au fond
Et je laisserai mes vêtements tremper
Chaque goutte précieuse d’eau, de bonheur pur
Et, je sauterai en parachute
Je serai libre comme l’air
Qui m’emmènera vers les nuages, vers la joie
Au-delà de toute frontière

Quand je deviens âgée
Je ne voudrai pas devenir sage
Je n’ai aucune envie de m’enfermer
Dans une toute petite maison
Au milieu de nulle part, la où personne
Ne pourra pénétrer les frontières
Non, plutôt, je m’installerai
Dans un appartement en plein centre ville
Les klaxons des voitures et le bavardage des passants
Déclenchant mon adrénaline, mon esprit libre comme un oiseau
Et je sortirai chaque nuit pour balader
Mes petits pas joignant la foule
Là où il y aura un milliard d’histoires
Inscrites dans un milliard d’âmes
Là où la neige qui touchera mon épaule
Me piquera, oui, me fera sursauter
Mais qu’elle témoignera que je pourrai toujours
Sentir, rire, pleurer, vivre

Quand je deviens âgée
Je ne voudrai pas devenir sage
Non, j’aurai trop de sagesse
Pour rester seulement sage


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